Les bistrots et cafés sont à la vie locale ce que la baguette est au petit déjeuner : un indispensable. Les représentants de la profession en sont assez convaincus pour avoir lancé une demande d’inscription au patrimoine culturel immatériel de l’UNESO. Il est vrai que ces lieux de convivialité, qu’ils soient de quartier ou au cœur de la campagne, jalonnent l’hexagone et font partie de son identité. On compte aujourd’hui 40 000 bistrots en France, (il en existait 500 000 en 1900) et restent le repaire des habitués et le repère des visiteurs de passage. À chacun son histoire, à chacun son style et c’est ce qui fait leur charme.
On vit la vie en bleu dans ce café aux accents d’Italie installé depuis 12 ans dans la galerie Carrefour à Mozac. Dans cette rue piétonne abritée, on aime prendre la pause à toute heure de la journée : pour le petit café du matin, pour le plat du jour à moins de 12€, pour la petite gaufre ou la glace vanille à l’italienne maison au goûter ou encore pour le dîner les vendredis et samedis soir uniquement. Dans cet espace traversé de lumière avec terrasse intérieure et extérieure, la clientèle apprécie l’accueil convivial et la pointe d’humour qui caractérise la maison.
David Rochette et son frère Laurent ne manquent pas de donner le ton ! Les habitués ne s’y trompent pas comme « Doudou et Jeanine », un couple de retraités qui vient immanquablement tous les jours depuis plus de 8 ans. « Ce sont un peu nos grands-parents, notre couple mascotte, nous leur faisons des cadeaux », aime à dire Morgane, très attachée à sa clientèle. Pas de doute, la vie est douce au Caffe Firenze !
Thierry Fourreaux n’est pas peu fier d’être le quatrième propriétaire en un siècle du plus vieux bar du centre-ville de Riom ! Une institution qui a su évoluer avec le temps puisqu’on y mange depuis 6 ans et c’est tant mieux. Avec deux cuisiniers en poste, le frais fait maison est un impératif pour un plat du jour à 12€90.
La cuisine a d’ailleurs été récompensée par le Gault et Millau pour son Fish&Ship ! So british ! Dans ce bar de quartier, nouvellement agrandi, on se reconnait et on ne manque pas de prendre des nouvelles. « Depuis 8 ans, tous les matins, un groupe d’amis d’un certain âge vient boire le café. Le plus ancien a 84 ans. Quand il en manque un, je m’inquiète » souligne le patron qui connait 90% de ses clients situés à moins de 500m des lieux à vol d’oiseau. Pour cet amoureux des marchés où il a souvent assisté ses parents, la relation humaine est centrale !
Nouveaux propriétaires pour cette brasserie bien connue de la rue du Commerce : Whitney Lemoine et Alexandre Bouquet ont repris l’établissement depuis l’été dernier. Ce fils de restaurateur, chef pâtissier qui revient d’une expérience aux Grands Buffets de Narbonne est plus motivé que jamais pour faire vivre l’endroit et devenir un acteur du dynamisme du centre-ville. Preuve à l’appui, les nombreux concerts de jazz, en terrasse, qui vont jalonner l’été avec une ouverture pour l’occasion jusqu’à 23h.
La cuisine se veut être la « pièce centrale de la maison » pour cette brasserie traditionnelle avec des plats du jour suivant les arrivages du marché et de la saison. Simple mais bon : telle est la devise des lieux qui vont peu à peu se revêtir de photos anciennes retraçant l’histoire de la ville chère au cœur de Whitney qui la connait comme sa poche.
Ils se sont installés en juin dernier, Morgane Léoty et Geoffrey Courseyre ont prit les rênes de l’établissement (ancienne Maison de la Chasse), à la fois bar et restaurant, seul commerce du village.
« Nous étions attendus ! » souligne Morgane avec le sourire. Et pour cause, les habitués ont déjà pris le rythme comme « papy Ricard » qui n’a pas besoin de parler pour passer commande. « Nous nous sommes vite attachés à la clientèle qui revient essentiellement pour la restauration proposée par mon conjoint, ancien MOF (Meilleur Ouvrier de France), qui propose une carte très travaillée.
C’est ce qui plait notamment les dimanches midi. » Ici, la traditionnelle truffade côtoie le Filet de daurade – polenta crémeuse – sauce hollandaise et ses asperges, pour le plus grand plaisir des papilles. A découvrir du mardi midi au dimanche midi et le soir du jeudi au samedi. Soirées karaoké et DJ à suivre sur Instagram. Belle terrasse ouverte sur le village.
Il y a des lieux qui ne laissent pas indifférents et l’Epicerie du Moulin en fait partie. Dans ce village qui a une âme et des habitants investis, ce véritable lieu de vie et de convivialité est un maillon indispensable à la chaîne.
C’est ici que Carine et Jonathan Zafran ont posé leurs valises et se sont installés avec leurs enfants, il y a près de 5 ans. « Ici, on vient faire ses courses, prendre un verre au bar, manger au restaurant, chercher son pain, Le quotidien La Montagne, acheter un timbre ou des jeux (FDJ) mais on vient surtout pour trouver un esprit familial, une chaleur humaine.
Nous avons été formidablement bien accueillis par les habitants à notre arrivée et nous nous sommes immédiatement investis dans la vie du village. La brocante du 7 juin en est la preuve.
Nous mettons en place la buvette et proposons des plats portugais très appréciés. » Mais ce n’est pas tout pour le couple qui développe une idée à la minute : livraison à domicile pour ceux qui ne peuvent se déplacer, plats à emporter, rôtisserie et concerts certains dimanches des beaux jours sont aussi au programme. Même les cyclistes en randonnée ont choisi les lieux pour leur pause. Au risque de ne pas repartir !