Pourquoi prendre la décision d’être à la tête commerce indépendant plutôt que d’une franchise ? Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix mais des orientations différentes. C’est ce que les commerçants de Riom et de Châtel Guyon nous expliquent dans les lignes qui suivent. Indépendance quand tu nous tiens !
Qui aurait parié sur le principe du Concept Store il y a quelques années ? Aurélie Baudin assurément qui a souhaité créer la boutique qui ressemble à ses aspirations. Entrepreneuse dans l’âme et après des années de salariat notamment dans des franchises, elle a fait le choix d’être à son compte en tant qu’indépendante. « J’avais l’idée d’un commerce hybride proposant autant du textile que de l’alimentaire. De toute façon la franchise n’était pas dans mes possibilités financières et les banques ne m’auraient pas suivie. Les choses sont bien faites car aujourd’hui je ne regrette en rien ce choix », affirme la commerçante engagée dans l’association de commerçants : Riom Centre. Ce n’est pas pour autant que l’activité est simple. « 20 fois sur le métier remettez votre ouvrage » rappelle l’expression. C’est ainsi qu’elle voit les évolutions de la boutique qui a pour objectif de rendre belles toutes les femmes tout en faisant plaisir avec de bons produits à déguster ! Du textile au salon de thé en passant par l’accessoire, le bijoux et l’épicerie fine : le défi est d’envergure et le pari tenu. La boutique est devenue un véritable repaire pour aficionados de la mode à la recherche de convivialité.
L’indépendance a toutefois un prix : celui de sans cesse évoluer et de proposer ce que les autres ne font pas ! Aucun doute, Aurélie remplit le contrat !
Bon à savoir : privatisation pour anniversaire, enterrement de vie de jeunes filles, réunions, séance photos : tout est envisageable !
« Si c’était à refaire, je le referai sans hésiter une minute » affirme Angélique Baudon avec conviction. Celle qui a fait le choix de l’indépendance pour mieux affirmer ses choix et les faire partager a pourtant connu des moments plus difficiles mais la fidélité de la clientèle du centre-ville de Riom lui a permis de passer des caps. Elle lui en est extrêmement reconnaissante. Aujourd’hui, elle est fière du chemin parcouru par le commerce depuis près de 16 ans qui a gardé la ligne qu’elle s’était fixée : mettre en avant des marques aux identités fortes comme King Louie, SKFK, White Stuff ou bien encore Compania pour ne citer qu’elles. La personnalité de la boutique elle se vérifie dans les choix libres opérés par la commerçante qui aime tant les couleurs que l’originalité. « La difficulté, c’est qu’il ne faut pas se louper ! Il faut tout maitriser : comptabilité, administratif, informatique, logistique, décoration, communication, achats, vente…et le temps manque parfois. Mais c’est aussi plaisant de ne pas être enfermé dans une case ». Indépendance tu sais te rendre essentielle !
Alexandra Huguet a repris la boutique historique de l’Avenue Baraduc de Châtel-Guyon en 2020 et s’est concentrée sur la vente de vêtements pour femmes, sans pour autant changer le nom de la boutique. Parce que Scarpa veut dire « chaussures » en italien et qu’elle les adore…Elle a le droit ! Ce sera donc la Scarpa version Alexandra pour le plus grand bonheur de ses clientes qui aiment ses sélections dans des collections destinées à tous les âges. « Ce que j’aime, c’est me rendre tous les mois à Lyon pour piocher dans les arrivages souvent venus d’Italie. L’indépendance me permet de faire des choix mais attention de ne pas s’emballer dans les achats ! Je privilégie de petites quantités dans chaque modèle pour que mes clientes apprécient l’originalité d’une pièce ». Travailler pour soi en toute liberté oui mais il faut avant tout acheter pour sa clientèle que l’on connait au fil du temps. Accompagnée par l’association Châtel Cœur Economique, Alexandra se sent soutenue et c’est primordial dans un commerce indépendant.
On oppose commerce indépendant à franchise et succursale car ils revêtent des formes juridiques différentes. Chaque formule a ses règles, avantages et contraintes. Si la franchise est un modèle d’entreprise où l’entrepreneur peut, dans le cadre de son activité, exploiter le concept d’une marque existante et être accompagné par le franchiseur et la succursale, également appelée commerce intégré, dépend d’une société mère, le commerce indépendant implique 100% de prise de risque avec la création et la gestion de son entreprise mais également 100% d’autonomie. Un modèle qu’adoptent la majorité des commerces de proximité.